Dom Juan

DOM JUAN DE MOLIÈRE 

CRÉATION 2021 – PROJET EN CONSTRUCTION 

« C’est ainsi qu’il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu’un sage esprit s’accommode aux vices de son siècle. »

Dom Juan Acte V scène 2. 

Après Tartuffe ou l’imposteur créé en 2014, Dom Juan de Molière s’impose à nous par la force de l’écriture et les thèmes qu’elle soulève. 

« Au moment où Tartuffe est censuré (en 1664), Molière livre DOM JUAN le 15 Février 1665, écrite rapidement, en prose plutôt qu’en vers pour gagner du temps, face à la nécessité d’augmenter les recettes. » 

J.SCHERER – Sur le Dom Juan de Molière 

«Cette pièce – Dom Juan – naquit des contraintes matérielles du moment : il fallait jouer pour vivre.» 

MOLIÈRE Théâtre complet Notice ed Garnier Frères 

Nos contraintes et difficultés contemporaines culturelles et collectives face à la création se retrouveraient-elles à travers les époques ? 

« En 1664,(…) lorsque Molière emprunte le sujet, la légende est déjà bien connue et popularisée par plusieurs œuvres dans la littérature espagnole, italienne, et française. (…) et Dom Juan apparaît comme un mythe nouveau et moderne sur l’amour. » 

J.SCHERER – Sur le Dom Juan de Molière 

Ce nouveau projet de création naît de la nécessité de questionner notre rapport au désir et à l’amour et ce que nous en faisons dans notre société, à travers l’oeuvre de Molière. Quel soin et quel traitement nous accordons à cet art, s’il en est un, qu’est l’art d’aimer ? Aussi intime qu’apparaisse le sujet au premier regard, n’est-il pas fortement politique ? 

La pièce sera jouée à quatre acteurs : 2 actrices,  2 acteurs. 

En miroir de la création du  Tartuffe (spectacle A Vrai Dire création 2015). 

Avec la volonté d’une création théâtrale en intérieur et extérieur afin de pouvoir jouer les scènes dans la nature et/ou l’espace publique. 

Enfin de quoi s’agit-il pour nous, le collectif, aujourd’hui ? 

Savoir ce que nous voulons faire et ceux que nous voulons toucher, savoir ce que nous pouvons faire et ceux que nous pouvons toucher. Être à la bonne place pour cela, ne pas (se) mentir ni sur les possibilités ni sur les fermetures qui sont les nôtres. 

Et surtout ne pas oublier ce que nous faisons, ce que nous créons, depuis 10 années et x expériences – 5 créations plus tard ; c’est-à-dire notre volonté profonde : faire comme le nomme en 1968, Vitez :   »le théâtre de quartier ». 

« Etre dans la cité, être au milieu des autres, avoir le droit immense de pouvoir parler, être responsable de cet orgueil, être conscient de ma force. Ne pas craindre mon propre déséquilibre et mes hésitations. » 

Du luxe et de l’impuissance, Jean-Luc Lagarce, ed Solitaires intempestifs.

ET ENCORE 

« Nous serons amoureux, évidemment, le moins qu’on puisse. Et pas toujours en silence, pénibles et envahissants, et indignes, c’est bien et pas toujours mélancoliques et pas toujours fidèles et purs et pas toujours, je ne sais plus, mais amoureux, ça oui ! » 

Nous serons sereins, cette nuit-là encore, Du luxe et de l’impuissance, Jean-Luc Lagarce. 

Les acteurs

Alice Thalamy

Elle co-fonde et travaille depuis 2011 au sein du A VRAI DIRE Collectif, en Bourgogne, en Belgique et à Paris, avec lequel elle joue: Rhapsodie et Pendant que la viande pousse dans les supermarchés, Tartuffe ou l’Imposteur de Molière et Prémices d’une révolution – création théâtrale contemporaine 2018-2019.

Elle a travaillé depuis 2015 avec la Cie CK Points – Paris : création du spectacle « J’ai dit Silence » au Centquatre – Paris, l’institut français de Fès au Maroc et au point éphémère à Paris. Et les projets européens ATLAS, vers la création partagée, en Italie (Bologne), en Belgique (Anvers), en Pologne (Varsovie), Centquatre – Paris et Torcy avec la Ferme du buisson 77.

Depuis 2018, elle collabore avec le collectif Mapaso, danse et théâtre, franco-colombien à Paris.

Au cinéma, elle a travaillé sous la direction de Tony Marshall pour le film « tu veux ou tu veux pas » 2015 et Zabou Breitman « No et moi » 2010.

Au théâtre, elle interprète Hermione dans « Andromaque » de Racine mis en scène par Mourad Mansouri. Elle joue et met en scène « Les Bonnes » de Jean Genet ainsi que « J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne » de Jean-Luc Lagarce à La Ferme du buisson-scène nationale.

En 2013, elle réalise la lecture-performance intégrale de « L’Odyssée » d’Homère pour le théâtre des Ateliers et les lectures pour le festival littéraire « Lettres d’Europe et d’Ailleurs » (éditions 2013 et 2014) à la Cité du Livre / La Méjanes à Aix en Provence.

Formée au théâtre avec Agathe Rouillier, Michel Cerda, Jean François Auguste, David Géry, Michel Archimbaud, Delphine Boisse.

Formée à la Compagnie d’entraînement dirigée par Alain Simon au théâtre des Ateliers d’Aix en Provence, et en études théâtrales à la faculté d’Aix en Provence – Marseille et Paris.

Titulaire de la Licence d’études théâtrales de la Sorbonne-nouvelle et du DET Diplôme d‘Etudes théâtrales du Conservatoire d’art dramatique de Noisiel.

Maïna Madec

Elle pratique le théâtre et l’écriture depuis l’adolescence. 

Après l’obtention d’un baccalauréat littéraire option théâtre, elle se forme au conservatoire de théâtre de Rennes. Elle suit en parallèle des études de lettres et obtient un Master 2 de Lettres, Arts et Pensée contemporaine. 

Comédienne de la troupe de l’Épée de Bois puis au sein de la compagnie de théâtre de rue Babylone, elle crée en 2017 (avec la scénographe Camille Riquier-compagnie LDS) le spectacle Miss Alaska Usa qui lui permet d’interpréter pour la première fois l’un de ses textes sur un plateau de théâtre. Elle a obtenu le deuxième prix du Cercle des Nouveaux Écrivains pour la nouvelle Nul n’amadouera le chien du pont de l’Alma et son Récit d’un voyage en Biélorussie a été publié dans le journal Libération. Sa pièce Le comptoir où le monde s’est échoué a été sélectionnée en 2018 par le Label Jeunes Textes en Liberté. Deux lectures ont eu lieu lors d’une carte blanche du Tap, Scène Nationale de Poitiers et des extraits ont été publiés dans le premier numéro de la revue d’écriture théâtrale La Récolte. 

Mathieu Tanguy

Après des études universitaires en Art du Spectacle à Aix/Marseille et une formation en compagnonnage (La Compagnie d’Entraînement) au théâtre des Ateliers d’Aix-En-Provence, il intègre l’ERAC en 2007. Il y rencontre notamment Gildas Milin ou encore Catherine Marnas. Avec elle et l’ensemble 18, ils signent un spectacle de sortie d’école avec des textes de Bernard-Marie Koltès : Si un chien rencontre un chat, Festival d’Avignon In 2010. Depuis il joue dans L’école des femmes de Molière avec la compagnie série illimitée ou encore dans Le Malade imaginaire, mise en scène par Renaud Marie Leblanc. Il travaille également avec d’autres comédiens de L’ERAC : Quelque chose de commun, mise en scène Juliette Peytavin au 13 Vents, à Montpellier. Il rencontre la compagnie chantier public en 2014, et démarre la création de Comment on freine ? en 2016. 

Dernièrement il a participé à la tournée d’une adaptation d’Antigone de Sophocle, notamment en Chine et au Maroc.  

Sylvère Santin

Sylvère Santin

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