Premices d’une révolution

par A vrai Dire Collectif.

L’emploi est mort ! Vive le travail !

Bernard Stiegler

Poursuivant l’intérêt du collectif de se pencher sur les problématiques de notre monde, les acteurs de ce projet – Valdimir Harcq, Sylvain Laborde, Alice Thalamy, Isabelle Urbain – trouvent nécessaire de s’emparer des rouages sociétaux de « l’idole emploi »; nous, acteurs, précaires de l’emploi mais pas du travail.

L’histoire nous a conduit à cette cruelle constatation que le fonctionnement du monde fait que tous les êtres humains ne sont pas nécessaires, certains même sont volontairement écartés s’ils ne profitent plus au système et qu’au contraire ils représentent un coût pour les Etats.

Nous savons tous (sauf peut-être ceux qui préfèrent ne pas regarder le monde) que notre humanité est malade. Nous savons tous que les inégalités sociales, la violence qu’elles engendrent, l’ultra-capitalisme qui nous est imposé où le profit est réservé à quelques privilégiés dissimulés dans leur « paradis » que nous ne connaissons pas, sont des réalités qui dessinent notre monde.

Nous en sommes souvent conscients, nous le déplorons mais nous ne savons pas comment lutter. 

« Un homme à la mer ! Qu’importe ! Le navire ne s’arrêtera pas. (…) Il est dans l’eau monstrueuse. …l’océan lâche s’acharne à le noyer, l’énormité joue avec son agonie. Il semble que toute cette eau soit de la haine. (…) Ô marche implacable des sociétés humaines ! Pertes d’hommes et d’âmes chemin faisant ! Océan où tombe tout ce que laisse tomber la loi ! Disparition sinistre du secours ! Ô mort morale !
La mer, c’est l’inexorable nuit sociale où la pénalité jette ses damnés. La mer, c’est l’immense misère. L’âme, à vau-l’eau dans ce gouffre, peut devenir un cadavre. Qui la ressuscitera ? »

L’onde et l’ombre – VIII, livre 2 La chute, Fantine, Les Miserables – Victor Hugo

Après un temps de recherche et d’écriture autour des Misérables de Victor Hugo, réquisitoire pour l’émancipation sociale, où la question du travail, du chômage, de la misère, et de la place de l’homme dans la société tout simplement, sont des questions centrales ; il nous a semblé nécessaire de créer Aujourd’hui notre propre fable liée aux thématiques: travail, emploi, chômage, révolution. Cette création d’A Vrai Dire collectif s’intitule Prémices d’une Révolution.


Les acteurs

Alice Thalamy

Elle co-fonde et travaille depuis 2011 au sein du A VRAI DIRE Collectif, en Bourgogne, en Belgique et à Paris, avec lequel elle joue: Rhapsodie et Pendant que la viande pousse dans les supermarchés, Tartuffe ou l’Imposteur de Molière et Prémices d’une révolution – création théâtrale contemporaine 2018-2019.

Elle a travaillé depuis 2015 avec la Cie CK Points – Paris : création du spectacle « J’ai dit Silence » au Centquatre – Paris, l’institut français de Fès au Maroc et au point éphémère à Paris. Et les projets européens ATLAS, vers la création partagée, en Italie (Bologne), en Belgique (Anvers), en Pologne (Varsovie), Centquatre – Paris et Torcy avec la Ferme du buisson 77.

Depuis 2018, elle collabore avec le collectif Mapaso, danse et théâtre, franco-colombien à Paris.

Au cinéma, elle a travaillé sous la direction de Tony Marshall pour le film « tu veux ou tu veux pas » 2015 et Zabou Breitman « No et moi » 2010.

Au théâtre, elle interprète Hermione dans « Andromaque » de Racine mis en scène par Mourad Mansouri. Elle joue et met en scène « Les Bonnes » de Jean Genet ainsi que « J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne » de Jean-Luc Lagarce à La Ferme du buisson-scène nationale.

En 2013, elle réalise la lecture-performance intégrale de « L’Odyssée » d’Homère pour le théâtre des Ateliers et les lectures pour le festival littéraire « Lettres d’Europe et d’Ailleurs » (éditions 2013 et 2014) à la Cité du Livre / La Méjanes à Aix en Provence.

Formée au théâtre avec Agathe Rouillier, Michel Cerda, Jean François Auguste, David Géry, Michel Archimbaud, Delphine Boisse.

Formée à la Compagnie d’entraînement dirigée par Alain Simon au théâtre des Ateliers d’Aix en Provence, et en études théâtrales à la faculté d’Aix en Provence – Marseille et Paris.

Titulaire de la Licence d’études théâtrales de la Sorbonne-nouvelle et du DET Diplôme d‘Etudes théâtrales du Conservatoire d’art dramatique de Noisiel.

Isabelle Urbain

Isabelle Urbain

Romain Vaillant

Il a été formé au conservatoire de Bourg-la-Reine puis au Conservatoire à Rayonnement Départemental du Val Maubuée à Noisiel auprès de Delphine Boisse, Guy Segalen et Mourad Mansouri. Il intégre l’Ecole Supérieure d’Acteurs de Cinéma et de Théâtre de Liège en 2010 où il travaille notamment avec Raven Rüel, Toshiki Okada, Delphine Bibet, Françoise Bloch et Mathilde Lefevre.

Il obtient son Agrégation en Art Dramatique en 2015.

Il a joué Les récoltes sonores, création et co-écriture avec Laura Kpegli qui a tournée en Afrique au Togo en Janvier 2010, Andromaque de Racine mis en scène par Mourad Mansouri à l’ Auditorium Jean Cocteau à Noisiel.

En 2014, il créé avec Sophie Warnant Ha Tahfénéwai ! Spectacle autour de la psychothérapie institutionnelle en tant qu’artiste de la saison au Théâtre National de Bruxelles et en Co-production avec le Théâtre National de Bruxelles et le Festival de Liège. Ils ont reçu le PRIX DE LA CRITIQUE 2015 de la Meilleure découverte.

Sylvain Laborde

Formé à l’école Claude Mathieu en 2010 et par le Théâtre des Chimères de Biarritz avec Jean-Marie Broucaret. Il a travaillé notamment avec Jean Bellorini dans le spectacle « Des espoirs ». Il a joué au festival Premier Pas a la Cartoucherie de Vincenne dans le spectacle « L’atelier » de Jean-Claude Grumberg mis en scène par Gaelle Hermant en 2011.

II intègre l’A Vrai Dire Collectif, ou il crée et joue dans la première création « Rhapsodie » et dans « Tartuffe » de Molière.

En 2015, il monte avec le Collectif la nouvelle création « Pendant que la viande pousse dans les supermarchés ». Il suit une formation dans « l’entreprenariat théâtral » à Liège ainsi qu’au Théâtre National de Bruxelles et au Raoul Collectif en Belgique.

Il a travaillé à l’opéra de la Monnaie de Bruxelles en 2016 sous la direction de Richard Brunel dans Béatrice et Benedict. Il monte avec le collectif la création « Prémices d’une Révolution ».

Nouveau projet de capsules vidéos « La pause radio ».

Vladimir Harcq

Vladimir Harcq

Il fait sa formation au Conservatoire Royal de Liège, section Art Dramatique, entre 2011 et 2015. Il y travaille, entre autre ,le grand style et la tragédie racinienne à travers l’oeuvre d’Andromaque où il incarne Pyrrhus, travail dirigé par Nathalie Mauger. Plus tard, il travaillera le jeu masqué sous la direction de Frédéric
Ghesquière. Il a également abordé le jeu épique à travers La mère de Brecht où il incarne le professeur. Sous la direction de Patrick Bebi ainsi que l’interprétation de séquences du film Scènes de la vie conjugale de Bergman, travail dirigé par Mathias Simmons. Au cours de sa formation, il a également joué dans quatre « carte blanche » proposées par des étudiants en Master dont «Sefwele » dirigé par Romain Vaillant qu’il a maintenant rejoint au sein du A Vrai Dire Collectif pour leur nouvelle création.

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